Dans son édition du mois de mars 2014, le magazine “60 Millions de Consommateurs“ a recherché et quantifié l’aluminium dans 38 laits infantiles en poudre et 9 laits liquides de croissance, de grandes marques et de marques de distributeurs. De l’aluminium était présent dans plus de la moitié des références testés.
Trop d'aluminium dans les laits pour bébé ?
De l’aluminium trouvé dans plus de la moitié des laits infantilesRécemment, des
chercheurs britanniques ont trouvé de l’aluminium dans des laits commercialisés outre-Manche. Pourquoi cette substance potentiellement neurotoxique était-elle présente dans ces préparations ? Qu’en est-il des laits vendus en France ? Pour répondre à ces questions, 60 millions de consommateurs a mené l’enquête en recherchant de l’aluminium dans trente-huit laits infantiles en poudre (1er et 2e âge) et neuf laits liquides de croissance (adaptés aux 1-3 ans) vendus sur le marché français. Résultats : pas d’aluminium dans les laits de croissance analysés, mais de l’aluminium dans plus de la moitié des échantillons de laits infantiles !
Pas de dépassement des seuils légaux mais des écarts importantsAucune de ces concentrations ne dépasse la dose tolérable maximale hebdomadaire fixée par l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa) à 1 mg par kilo de poids corporel, mais l’association de consommateurs souligne des écarts très importants entre les marques.“Si l’on prend les références les plus contaminées, le même enfant ingurgite respectivement 32 % et 30 % de la dose tolérable hebdomadaire d’aluminium. À l’inverse, les laits légèrement pollués représentent “seulement” 4 % de la dose tolérable“ précise l’association.Faut-il revoir la dose limite pour les plus petits ?A l’heure où beaucoup de questions restent en suspens concernant l’impact de l’aluminium chez les bébés, 60 millions de consommateurs invite l’ensemble des industriels à accroître leurs efforts (meilleur contrôle des matières premières, meilleur choix des fournisseurs) afin de limiter cette contamination et les autorités de santé à définir une limite réglementaire dans les laits infantiles, soit une obligation d’étiqueter la teneur sur l’emballage. En attendant les réactions de ces derniers, les parents inquiets pourront se tourner vers les laits exempts d’aluminium (du moins dans lesquels l’association n’en a pas trouvé) recensés par l’association dans son magazine du mois de mars.Le syndicat des aliments de l’enfance se veut rassurantSuite à la publication de ce dossier, le syndicat français des aliments de l’enfance (SFAE) a publié un communiqué visant à rassurer les parents. Rappelant que les doses mises en évidence par l’enquête de 60 millions de consommateurs sont au moins 70% inférieure à la dose hebdomadaire tolérable. Le syndicat déclare que l’aluminium n’est pas ajouté intentionnellement et se retrouve naturellement dans certains ingrédients nutritionnels essentiels qui entrent dans la composition des laits, avant de préciser que “Sa concentration peut varier d’un lait à l’autre en raison de la variabilité de la teneur dans les matières premières et de la formulation du produit“. Pour la secrétaire du SFAE, “le lait infantile, toutes marques confondues, ne présente aucun risque pour la santé des bébés et constitue au contraire la meilleure alternative quand la maman ne veut pas ou ne peut pas allaiter“.Se tourner vers des
laits végétaux* ou du lait de vache comme apport principal n’est absolument pas recommandé car ces laits ne peuvent satisfaire les besoins nutritionnels spécifiques de l’enfant. Cette mode avait été récemment
dénoncée par l’
agence nationale de sécurité de l’alimentation (Anses).David BêmeSources :60 millions de consommateurs – Numéro de mars 2014Communiqué du SFAE – 21 février 2014* L’étude du magazine français n’inclut pas des laits végétaux mais
l’étude anglaise avait retenu de tels produits, qui s’étaient révélés contenir la plus forte concentration d’aluminium.Click Here: United Kingdom Rugby Jerseys