Les accros au soda light soucieux de leur ligne devront revoir leurs habitudes alimentaires car les édulcorants intenses, tels que l’aspartame, les extraits de stévia ou encore le sucralose, n’auraient aucun intérêt nutritionnel démontré, rapporte l’Anses dans son dernier avis.
Les édulcorants intenses comme l'aspartame ou la stévia feraient grossir, “sans que la causalité de cette association n'ait été établie“.
Aucun bénéfice nutritionnel prouvéÀ ce jour, aucune étude prouve le bénéfice de ces additifs au pouvoir sucrant sans calorie sur le contrôle de son poids, ni même sur “la glycémie chez les sujets diabétiques ou l’incidence du diabète de type 2“. Au cours de ces 20 dernières années, les consommateurs n’ont pas manqué de s’habituer à boire des boissons intégrant des
édulcorants intenses, par souci d’éviter d’ingérer trop de sucre. De nombreuses études se sont succédées pour évaluer la sécurité de leur consommation.Aujourd’hui, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) s’est penchée sur les études analysant le bénéfice nutritionnel de l’
aspartame et autres extraits de
stévia. “Aucune évaluation globale concernant les risques et les bénéfices nutritionnels de ces produits n’avait été conduite au niveau européen jusqu’à ce jour“, souligne le gendarme de la sécurité alimentaire.Les édulcorants intenses ne protègent pas contre le diabète de type 2Boire un soda à base d’édulcorants intenses permet de réduire l’apport énergétique à court terme. “Cependant, les données disponibles portent sur des durées insuffisantes pour garantir le maintien de cet effet à long terme“, prévient l’Anses. D’ailleurs, certaines études évoquent même paradoxalement une prise de poids “sans que la causalité de cette association n’ait été établie“. Par ailleurs, il n’existe aucun bénéfice nutritionnel pour prévenir l’apparition du
diabète de type 2. Il en est de même pour les patients diabétiques qui espèrent contrôler leur glycémie en ingurgitant de l’aspartame ou des extraits de stévia. Enfin, l’autorité sanitaire indique que des études approfondies doivent être menées pour évaluer les risques potentiels de développement de
cancer ou d’un
accouchement prématuré après la consommation d’édulcorants intenses. AFP/RelaxnewsSource : Edulcorants intenses : pas d’intérêt nutritionnel démontré pour les usages alimentaires, avis de l’ANSES, 9 janvier 2015 (
accessible en ligne)