L’ANSM annonce que le kratom, une plante aux effets psychoactifs, est désormais inscrit sur la liste des substances psychotropes, compte tenu de ses risques sanitaires graves. Un décès a notamment été signalé.
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Dans un communiqué publié le 7 janvier 2020, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) informe que “le kratom et ses composés sont désormais inscrits sur la liste des
psychotropes, compte tenu des risques graves pour la santé liés à la consommation de cette plante”. Utilisée le plus souvent à des fins récréatives ou comme antidouleur, la détention et l’achat de cette plante sont désormais interdits.
Risques de dépendance, d’anorexie et d’hépatiteOriginaire d’Asie du Sud-Est, le kratom, ou Mitragyna speciosa, est facilement trouvable sur internet. Il est consommé le plus souvent par voie orale sous forme de poudre ou d’extraits secs ou liquides. Mais sa consommation induit des effets psychoactifs semblables à la
morphine, du fait des “nombreux alcaloïdes qu’elle contient, notamment la mitragynine et la 7-hydroxymitragynine, actifs sur les récepteurs opioïdes”, explique l’ANSM. Les risques : une
dépendance, un
syndrome de sevrage, une perte de poids, une
anorexie, une décompensation psychotique ou encore une
hépatite toxique. 14 cas d’intoxications et un décèsAu total, en France, 20 cas de consommations de kratom entre 2007 et 2018 dont 14 cas d’intoxications depuis 2016 ont été rapportés par le réseau national d’addictovigilance. Ce dernier a mené une enquête sur ordre de l’ANSM, qui s’inquiétait de l’augmentation de la consommation de kratom à travers le monde, “en particulier aux Etats-Unis où
plusieurs dizaines de décès ont été récemment rapportés par la FDA”. Dans l’Hexagone, un mort est à déplorer, “dans un contexte de polyconsommation de drogues et médicaments”.“Déclarer tout cas grave d’abus”L’ANSM rappelle aux professionnels de santé mais également aux patients de “déclarer tout cas grave d’abus, de dépendance ou d’usage détourné” sur le
site du ministère de la Santé permettant le signalement des événements sanitaires indésirables, ainsi que de “se rapprocher du centre d’addictovigilance de leur secteur géographique pour toute information complémentaire”.Click Here: COLLINGWOOD MAGPIES 2019