Fille d’une actrice et d’un compositeur, tous deux célèbres en Israël, Roni Alter a quitté son pays d’origine il y a sept ans pour s’installer à Paris. Au sommet de sa popularité, la jeune chanteuse prend le risque de tout reprendre de zéro, épaulée par sa “marraine” Keren Ann.
Lors des dernières Victoires de la musique (édition 2019), elle a transporté le public en interprétant “Devil’s calling”, Stetson vissé sur la tête et guitare en bandoulière. La France entière découvrait alors Roni Alter, son groove et son timbre chaud qui rappelle l’univers des grandes chanteuses de jazz Ella Fitzgerald et Billie Holiday. Nommée dans la catégorie Album révélation (pour son troisième opus mais le premier à être disponible en France, “Be her child again”), elle s’est inclinée devant la jeune chanteuse belge Angèle. Pas grave, Roni Alter croit en sa bonne étoile, tout comme nous.
Formée à la musique classique, puis au jazz, elle se fait connaître au milieu des années 2000 en Israël en enregistrant avec la star locale Arik Einstein. Elle intègre ensuite, en tant que chanteuse, le groupe d’électro-pop Metropolin, très populaire dans son pays. En 2010, elle sort son premier album solo, sur lequel elle reprend les textes de grands poètes israéliens. Au sommet de sa popularité, Roni prend une décision étonnante : avec son compagnon, photographe de mode, elle fait ses valises et emménage à Paris, en 2012. “J’avais besoin d’un nouveau souffle artistique, a-t-elle confié. Et puis, à Tel-Aviv, pas mal de gens disaient que j’avais été pistonnée par mes parents. Je suis partie en France pour leur prouver que je pouvais réussir sans aide.”
Dans Les Live de l’Appart’, elle est venue nous présenter “Be her child again” (Warner music). Des chansons aux incursions pop, folk, électro et jazzy délicates, personnelles, ardentes qui touchent le coeur. Retenez bien son nom, vous allez très vite entendre parler d’elle…
Crédits photos : DR
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